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Les instruments pour faire du hip-hop

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Si le hip-hop est une musique qui utilise majoritairement des samples (ou boucles), Instruments de musique sont intervenus tout au long de son histoire afin de créer un son unique reconnaissable dès les premières secondes d’écoutes.

La culture du beatmaking

Le terme qui englobe le mieux la création d’une multitude de genres et de sous-genres centrés sur l’utilisation de la technologie est « beatmaking ». Cette tradition musicale trouve ses racines dans le développement précoce de la culture hip-hop à New York dans les années 1970 et au début des années 1980. En bref, son émergence peut être associée au processus par lequel la musique hip-hop est passée des platines du DJ au studio (souvent appelé home studio).

À la fin des années 1970, les DJ hip-hop jouaient des breaks de disques de disco, de funk et d’autres disques en faisant des allers-retours entre deux platines pour mettre en boucle et prolonger la partie la plus dansante des chansons. L’introduction des boîtes à rythmes électroniques a permis aux artistes de composer leurs propres motifs de batterie en boucle, tandis que l’avènement des échantillonneurs numériques semi-abordables leur a permis de créer des rythmes multiples en superposant une variété de fragments sonores échantillonnés. Ces dispositifs, et d’autres qui ont suivi, ont fini par définir les éléments musicaux de la culture hip-hop, ainsi qu’une multitude d’autres genres. Ceux qui utilisent ces appareils sont connus sous le nom de beatmakers ou, parfois, de producteurs.

Le caractère unique de la culture et de la tradition du beatmaking est reconnaissable à deux égards importants. Tout d’abord, alors que d’autres cultures ou genres musicaux populaires incorporaient l’IEM à cette époque (pensez aux synthétiseurs dans le métal, ainsi qu’au rock progressif, au psychédélisme et au Kraut), le hip-hop a été (sans doute) le premier genre à se concentrer sur la technologie musicale comme outil principal de performance et de composition. Cela a conduit à une pratique musicale distincte avec sa propre tradition. Deuxièmement, et c’est le point le plus important, le hip-hop est une culture afro-américaine. Bien qu’elle se soit développée dans l’Ouest, elle est issue des communautés afro-américaines.

La culture du beatmaking est également importante pour l’impact qu’elle a eu sur d’autres formes de musique. Outre son omniprésence croissante dans presque toutes les formes de musique pop grand public, la tradition du beatmaking du hip-hop a contribué à l’émergence d’innombrables genres et sous-genres associés.

Les beatmakers de la communauté hip-hop ont longtemps été remarquablement multiculturels, « tous les producteurs, quelle que soit leur race, font du hip-hop afro-américain. Selon les chiffres de téléchargement numérique et de streaming, le hip-hop est le genre musical le plus populaire au monde depuis une dizaine d’année. Cependant, la tradition du « beat making », le « beatmaking », est restée largement absente des conservatoires. Il existe pourtant de nombreux instruments à maîtriser.

Tout d’abord, si vous êtes un puriste comme Questlove (The Roots), la batterie est le fondement de la musique. De grands producteurs de hip-hop sont d’excellents batteurs, tels que Pharell Williams, Anderson Paak, etc.

Cependant, l’instrument le plus important est l’échantillonneur. C’est par elle que les boucles ont été échantillonnées et modifiées afin de devenir des parties musicales personnelles que l’on retrouve dans les plus grands tubes du genre.

Les échantillonneurs qui ont le plus défini la culture du beatmaking sont sans doute les séries MPC (Music Production Center) d’Akai. Les beatmakers pouvaient charger tous les sons qu’ils voulaient sur leur design caractéristique à 16 pavés, en jouant les échantillons rythmiquement avec leurs doigts. Il s’agissait souvent d’enregistrer des segments de vinyle et de les « découper » en échantillons de petite taille qui pouvaient être placés sur différents pads, puis réarrangés et superposés pour créer des compositions originales. Cette méthode est devenue la marque de fabrique du beatmaking hip-hop à la fin des années 80 et dans les années 90, et reste l’EMPI de choix pour de nombreux producteurs hip-hop. Il a également conduit à la pratique du « fingerpicking », où les batteurs utilisent leurs doigts pour jouer des morceaux entiers en utilisant les pads, tant pour la composition que pour l’interprétation.

Cet outil est à l’origine de nombreux mouvements musicaux. On le retrouve dans des genres électro-centriques, notamment l’électro-dub, l’électro-break et l’électro-house. À l’époque où Afrika Bambaataa créait l’électro, la house music émergeait à Chicago, la techno à Detroit et le garage à New York. Tous trois ont été influencés par les débuts du hip-hop et par la MPC, ainsi que par des chansons disco telles que « I Feel Love » de Donna Summer et Kraftwerk.

Cette disposition du Sample Pad peut être trouvée dans de nombreux EMPIs actuels, à la fois sous forme matérielle et dans les contrôleurs MIDI connectés aux ordinateurs. Cela inclut les contrôleurs MIDI tels que l’interface « Push » d’Ableton et le « Launchpad » de Novation, qui ont tous deux étendu la disposition des 16 pavés à une grille de 64 pavés. L’approche de la production et de la performance avec les pads d’échantillonnage est maintenant largement utilisée dans tous les styles de création de rythmes, y compris les genres plus orientés vers la danse comme le Dubstep. Tous ces instruments se trouvent facilement sur internet en version physique ou digitale.

En effet, de nombreux instruments, que ce soit les MPC, les claviers et boîtes à rythmes ont aujourd’hui des équivalents disponibles sous forme d’application pour ordinateurs ou autres. Ils peuvent être manipulés directement au sein du logiciel ou bien via une interface connectée en MIDI ou USB. Vous pouvez ainsi acheter un clavier MIDI de n’importe quelle marque et obtenir les sons les plus complexes des grands claviers de l’histoire de la musique comme le MOOG, le Prophet-5 ou même une émulation d’un Fender Rhodes.

La culture instrumentale a largement évolué depuis ces vingt dernières années. Au fur et à mesure que la musique est devenue dépendante de l’informatique, les instruments de musiques et appareils de sono se sont adaptés pour répondre à une certaine connectivité afin d’offrir des possibilités de création sans limite.

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Byothe
Byothehttps://byothe.fr
Papa quadra fasciné par le web, je passe une grande partie de mon temps à faire de la veille pour vous dégoter les meilleures actus.Trucs et astuces, humour, sites web et high-tech constituent l’essentiel des sujets que je souhaite traiter ici… mais je ne manquerai pas de vous proposer des bons plans glanés çà et là sur la toile…

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