Vous connaissez tous Google Maps. Mais vous souvenez-vous de Google Naps, son clone parodique, lancé en 2014 pour répertorier les meilleurs endroits où piquer un somme ?
Le service n’est plus accessible depuis plusieurs années, pourtant l’idée, née d’un simple clin d’œil à Google, reste savoureuse à raconter.
Une parodie signée par deux créatifs néerlandais
Aux commandes du site, on retrouvait deux amis néerlandais, Kakhiel et Venour. Leur concept : détourner l’interface de Google Maps pour en faire un atlas collaboratif de bancs publics ombragés, pelouses douillettes ou fauteuils accueillants. Chaque visiteur pouvait ajouter un « spot sieste » d’un clic, accompagné d’une courte description et, parfois, d’une photo.
À son lancement, la carte regorgeait de points aux Pays-Bas tandis qu’en France on ne comptait qu’un unique marqueur perdu dans la Manche. Mais c’était justement l’objectif : faire sourire et inciter les internautes à enrichir la base – quitte à sacrifier le calme des lieux révélés !
L’humour avant tout, jusque dans le message à Google
Conscients de flirter avec la marque, les deux développeurs avaient publié ce mot aux fondateurs de Google (Larry Page et Sergey Brin) :
« Chers Serge et Larry, ne soyez pas en colère, c’est une parodie. Nous ne cherchons pas à nuire à votre marque ; nous voulons juste faire sourire les fans de Google. Si vous passez aux Pays-Bas, venez faire la sieste sur notre canapé ; café offert ! »
Google n’a jamais lancé de poursuites, mais l’hébergement temporaire s’est arrêté et Google Naps a fini par rejoindre le cimetière des sites cultes disparus.
Pourquoi l’initiative reste culte ?
Parce qu’elle illustre à merveille l’influence de Google Maps sur le web : une simple réappropriation visuelle suffit à créer un objet viral. En quelques jours, la blague a fait le tour des médias, prouvant qu’une idée légère, un détournement soigné et un soupçon d’autodérision peuvent captiver la toile… même si l’aventure ne dure qu’un temps.
Aujourd’hui, il ne subsiste que quelques captures d’écran et articles d’époque, mais Google Naps reste cité comme l’un des clins d’œil les plus malins jamais faits à la cartographie en ligne. Une preuve supplémentaire – s’il en fallait – que l’on peut faire parler de sieste et de bancs publics à l’échelle mondiale, pour peu que l’on appuie sur les bons ressorts culturels.














