Byothe.frSites webVivaldi : le navigateur web ultra-personnalisable qui veut remplacer Chrome

Vivaldi : le navigateur web ultra-personnalisable qui veut remplacer Chrome

↻  Article mis à jour le 10 juillet 2026

Chrome, Safari, Edge, Firefox… le marché des navigateurs web n’est pas vraiment un petit village paisible où chacun a la même chance de se faire une place. Il y a les gros, les très gros, et les autres qui essaient d’exister autrement…

Pour donner une idée du déséquilibre, Chrome représente environ 69,6% du marché mondial des navigateurs en juin 2026, devant Safari à 15,3%, Edge à 5,2% et Firefox à 3,3%. En Europe, Chrome reste aussi très largement devant avec 62,7% de parts de marché, suivi par Safari, Edge et Firefox. Autant dire que pour se faire remarquer dans ce paysage, il faut autre chose qu’un logo sympa et une promesse de rapidité.

Vivaldi a choisi une autre voie.

Créé par Jon Stephenson von Tetzchner, le cofondateur d’Opera, Vivaldi est un navigateur web disponible sur Windows, macOS, Linux, Android et iOS. Il repose sur Chromium, comme Chrome, Edge ou Brave, ce qui lui permet de profiter d’une bonne compatibilité avec les sites actuels et avec les extensions du Chrome Web Store.

Mais Vivaldi n’a jamais vraiment cherché à être juste « un Chrome de plus ». Son truc, c’est la personnalisation, la vraie : déplacer les onglets, organiser ses espaces de travail, bidouiller les raccourcis, afficher des panneaux latéraux, ajuster les menus, changer l’apparence… bref, reprendre un peu le contrôle sur un outil que l’on utilise parfois toute la journée sans même y penser.

Un navigateur pour les bordéliques organisés

vivaldi choix du style | Vivaldi : le navigateur web ultra-personnalisable qui veut remplacer Chrome
Dès l’installation, vous pouvez personnaliser votre expérience

Soyons honnêtes : la plupart d’entre nous ont une relation assez honteuse avec les onglets.

On ouvre un article « pour plus tard ». Puis une vidéo. Puis une recherche. Puis un comparatif. Puis un panier qu’on n’assumera jamais. Puis un document important. Puis un autre article « vraiment pour plus tard cette fois ». Résultat : trois jours après, la barre d’onglets ressemble à un code-barres en fin de vie.

Vivaldi a visiblement compris le problème.

Ses outils de gestion des onglets sont l’un de ses gros points forts. On peut les empiler, les afficher en mosaïque, les mettre en veille, les placer en haut, en bas, à gauche, à droite… bref, les traiter avec un peu plus de respect que ces malheureux rectangles minuscules que l’on ferme parfois par accident avant de pousser un cri intérieur.

Navigateur Vivaldi

Et puis il y a les espaces de travail. Là, l’idée est toute simple : au lieu de mélanger boulot, perso, veille, shopping, vacances et recherche étrange à base de « combien de temps vit un escargot », vous rangez vos onglets par univers.

Un espace pour le travail. Un autre pour les loisirs. Un autre pour les projets. Un autre pour ce truc que vous ne voulez pas vraiment fermer mais que vous ne voulez pas voir non plus. Ne faites pas semblant, vous voyez très bien.

C’est bête comme idée, mais ça change beaucoup de choses. On ne subit plus son bazar, on l’organise. Enfin, on essaye. Ce qui est déjà un grand pas pour l’humanité.

Des fonctions partout, mais pas juste pour faire joli

Vivaldi a un petit côté couteau suisse du web. Pas le couteau suisse neuf, encore dans sa boîte, que l’on offre à quelqu’un qui n’ira jamais camper. Plutôt celui qui traîne dans un tiroir et dont on finit toujours par se servir parce qu’il y a forcément un outil utile dedans.

Parmi les fonctions qui méritent le coup d’œil, on trouve notamment :

  • les Workspaces, pour séparer les onglets selon vos activités ;
  • l’empilement d’onglets, pour regrouper plusieurs pages sans transformer la barre en champ de bataille ;
  • la mosaïque d’onglets, pratique pour comparer deux pages, suivre plusieurs infos ou faire semblant d’être très productif ;
  • les panneaux latéraux, pour garder des sites, favoris, notes ou téléchargements à portée de clic ;
  • le bloqueur de publicités et de traqueurs intégré ;
  • les captures d’écran, notes, tâches et traductions intégrées ;
  • les raccourcis clavier, gestes de souris et menus que l’on peut bidouiller à sa sauce.

Dit comme ça, ça fait beaucoup. Et oui, ça fait beaucoup.

Mais Vivaldi a au moins le mérite de ne pas cacher son jeu. Le navigateur assume son côté « je peux faire plein de choses, viens fouiller ». On n’est pas dans le minimalisme zen avec une interface qui respire le sable chaud et la méditation en pleine conscience. On est plutôt dans l’atelier bien rangé d’un bricoleur qui sait exactement où se trouve chaque tournevis.

Enfin… bien rangé selon lui.

Mail, calendrier, RSS : tant qu’à faire, autant tout mettre dedans

Là où Vivaldi pousse le bouchon un peu plus loin, c’est avec ses outils intégrés. Le navigateur propose un client mail, un calendrier, un lecteur de flux RSS, des notes, des tâches, de la traduction, un bloqueur de pubs et de traqueurs… À ce stade, on n’est plus très loin du couteau suisse avec tire-bouchon, lampe torche et mini-four à raclette.

Le lecteur RSS, par exemple, fait plaisir à voir. Le RSS, c’est un vieux truc du web. Un truc simple, propre, presque trop discret pour l’époque. Vous choisissez les sites que vous voulez suivre, et vous voyez leurs nouveaux articles sans attendre qu’un algorithme décide que votre priorité du jour est une vidéo de chien qui éternue sur une musique dramatique.

Le client mail, lui, permet de gérer plusieurs comptes directement dans Vivaldi. Ce n’est pas forcément ce que tout le monde attend d’un navigateur, mais l’idée a du sens : si vous passez déjà votre journée dans cette fenêtre, autant y retrouver une partie de vos outils.

vivaldi navigation calendrier | Vivaldi : le navigateur web ultra-personnalisable qui veut remplacer Chrome

Même chose pour le calendrier et les notes. Ce ne sont pas des gadgets spectaculaires. Ce sont des petites briques pratiques qui transforment peu à peu le navigateur en poste de pilotage.

Évidemment, il faut aimer ça. Certains préfèrent un navigateur qui se contente d’ouvrir des pages et qui se tait. Vivaldi, lui, a plutôt tendance à dire : « Tiens, j’ai aussi un outil pour ça. »

La personnalisation, la vraie

Le gros morceau, c’est la personnalisation. Et là, Vivaldi ne fait pas semblant.

Vous voulez les onglets à gauche ? Très bien. En bas ? Aussi. Des raccourcis clavier maison ? Allez-y. Des gestes de souris ? Servez-vous. Des menus modifiés ? Pourquoi pas. Une barre d’outils ajustée à votre manière de travailler ? Évidemment.

On peut vraiment tordre l’interface jusqu’à obtenir quelque chose qui nous ressemble. Ce qui, dans le monde des navigateurs modernes, ressemble presque à un acte de rébellion. Un petit acte de rébellion avec des boutons et des menus déroulants, certes, mais un acte de rébellion quand même.

Alors oui, Vivaldi peut intimider au départ. Il y a beaucoup d’options. Beaucoup de réglages. Beaucoup de petits coins à explorer. Si vous aimez les interfaces ultra dépouillées, où chaque bouton semble avoir été retiré après trois réunions de designers en col roulé, vous risquez de trouver ça chargé.

Mais c’est aussi ce qui fait son charme.

Vivaldi ne cherche pas à être le navigateur le plus discret du monde. Il cherche à être utile, malléable, généreux. Parfois un peu trop, peut-être. Mais dans un web où l’on passe notre temps à accepter des choix faits par d’autres, ce petit excès de liberté n’est pas désagréable.

Au final, Vivaldi ne remplacera pas Chrome, Safari ou Edge chez tout le monde. Et c’est très bien comme ça.

Si vous voulez simplement ouvrir trois sites, lancer une vidéo et vérifier la météo, votre navigateur actuel fera probablement l’affaire. Inutile de sortir la caisse à outils pour planter une punaise.

Mais si vous vivez dans votre navigateur, que vous jonglez entre 40 onglets, trois projets, deux boîtes mail, des lectures mises de côté et une organisation mentale que même vous ne comprenez qu’à moitié, Vivaldi mérite sérieusement un essai.

Ce n’est pas le navigateur le plus populaire. Ce n’est pas le plus minimaliste. Ce n’est pas celui que votre ordinateur vous mettra sous le nez par défaut.

Mais c’est un navigateur avec une vraie personnalité. Un navigateur qui donne envie de cliquer dans les paramètres juste pour voir. Un navigateur qui vous laisse toucher aux boutons.

Et franchement, parfois, ça fait du bien.

Télécharger Vivaldi

Ajouter Byothe.fr à mes sources préférées Google
Byothe
Byothehttps://byothe.fr
Papa quadra fasciné par le web, je passe une grande partie de mon temps à faire de la veille pour vous dégoter les meilleures actus. Trucs et astuces, humour, sites web et high-tech constituent l’essentiel des sujets que je souhaite traiter ici… mais je ne manquerai pas de vous proposer des bons plans glanés çà et là sur la toile…

Articles similaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


Discord

Envie d'échanger en direct ? Venez nous retrouver sur le serveur Discord de Byothe.fr

Newsletter

Abonnez-vous, et recevez chaque lundi un résumé de l’actu du web

Dernières news

Au hasard