Pouvoir quitter virtuellement la Terre en un clic semblait relever de la science-fiction il y a encore quelques années. Pourtant, depuis 2014, Google a discrètement intégré à ses services cartographiques un mode « Espace » qui donne accès aux surfaces détaillées de la Lune et de Mars. L’option reste méconnue : de nombreux utilisateurs ignorent qu’ils peuvent observer le cratère Tycho, suivre la trace des rovers martiens ou localiser le site d’alunissage d’Apollo 11 directement depuis leur navigateur.
Le chemin pour y parvenir a toutefois changé au fil des refontes d’interface. Les anciennes flèches de navigation ont disparu, remplacées par un système de Vue Globe et par un volet latéral épuré. Si vous avez déjà essayé sans succès, rassurez-vous : la fonctionnalité est toujours là, il suffit de connaître l’ordre des clics.
Dans cet article, vous allez découvrir deux méthodes simples, l’une via Google Maps et l’autre via Google Earth, pour explorer ces mondes voisins en quelques secondes. L’objectif est double : vous faire gagner du temps et vous offrir un support visuel de qualité pour vos cours, vos présentations ou tout simplement votre curiosité personnelle.
Accéder à la Lune et à Mars dans Google Maps
La manipulation fonctionne uniquement sur ordinateur de bureau ; la version mobile n’inclut pas le mode spatial. Suivez ces six étapes :
- Ouvrez Google Maps puis cliquez sur Calque → Plus dans l’angle inférieur gauche.

- Activez Vue Globe afin de passer en représentation sphérique.
- Sélectionnez la vue Satellite.

- Dézoomez entièrement avec la molette jusqu’à ce que la Terre tienne dans un cercle minuscule au centre de l’écran.
- Déployez le volet latéral gauche (petite flèche blanche). Vous apercevrez la section « Espace ».

- Choisissez Lune, Mars ou n’importe quel astre ou planète qui vous tente, puis commencez votre visite.

Une fois la Lune ou Mars chargée, la navigation reste intuitive : utilisez la molette pour zoomer ou dézoomer, maintenez le clic gauche pour faire pivoter la sphère et déplacez-vous en glissant la souris ou le trackpad. Les repères principaux (Mare Serenitatis, Posidonius, Copernicus, Olympus Mons…) sont signalés par des libellés, la plupart utilisent la nomenclature latine officielle de l’Union astronomique internationale ; un simple clic ouvre la fiche descriptive.

Les corps célestes accessibles dans Google Maps
Le menu Espace de Google Maps ne se limite pas à la Lune et à Mars. Vous pouvez également survoler ou explorer :
- Mercure
- Vénus
- Station spatiale internationale
- Vesta et Cérès (planètes naines de la ceinture d’astéroïdes)
- Les lunes joviennes Io, Europe, Ganymède et Callisto
- Les satellites saturniens Mimas, Encelade, Téthys, Dioné, Rhéa, Titan et Japet
- Pluton et son compagnon Charon
Chaque entrée reprend la dénomination officielle de l’Union astronomique internationale ; un clic vous transporte instantanément sur la surface correspondante pour une exploration libre.
Utiliser Google Earth Pro en alternative
Alternativement, vous pouvez installer Google Earth Pro (gratuit pour Windows et macOS).
Après l’installation, cliquez sur la petite flèche ▼ à droite du mot Earth dans la barre d’outils, puis choisissez Moon ou Mars. L’interface est entièrement disponible en français : ouvrez Outils → Options → Général, sélectionnez français dans « Langue », redémarrez l’application et tous les menus seront traduits.
Vous profiterez en outre de calques NASA (sites d’alunissage, trajets des rovers, profils de relief) absents de Google Maps.
Que pouvez-vous observer ?
Sur la Lune, le fond d’image provient essentiellement de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter. Les principaux sites d’alunissage sont balisés ; cliquez sur les repères pour afficher des fiches descriptives détaillant chaque mission. Vous identifierez les mers lunaires, la chaîne des Apennins et la région polaire sud, cible des futures expéditions Artemis.
La carte de Mars compile les mosaïques haute résolution captées par les sondes Mars Reconnaissance Orbiter et Mars Express. Les trajets de Curiosity et Perseverance sont visibles, ainsi que les traces laissées par les anciennes missions Spirit, Opportunity et Sojourner. Vous pourrez admirer le gouffre vertigineux de Valles Marineris, mesurer la hauteur d’Olympus Mons ou situer le petit cratère Jezero où Perseverance collecte ses échantillons.
Limites et bonnes pratiques
Le mode spatial de Google Maps reste d’abord une visualisation grand public. Vous ne pourrez pas superposer vos propres calques SIG, ni accéder aux données brutes de composition minéralogique ou de température. Pour des analyses poussées, tournez-vous vers des outils spécialisés comme QGIS ou JMARS.
L’affichage 3D demande une bonne carte graphique ; en cas de ralentissement, réduisez la résolution de l’onglet ou désactivez les calques d’annotation. Enfin, Google peut ajouter ou retirer des planètes et satellites sans préavis ; gardez cela en tête si vous préparez un support de cours plusieurs semaines à l’avance.
À vous de jouer
Grâce à la Vue Globe de Google Maps et à l’interface enrichie de Google Earth, l’exploration virtuelle de la Lune et de Mars n’a jamais été aussi accessible. Que vous soyez enseignant, amateur d’astronomie ou simple curieux, quelques clics suffisent pour dézoomer de notre planète, parcourir les mers lunaires, survoler les volcans martiens et découvrir, au passage, l’histoire des grandes missions spatiales. Bon voyage interplanétaire !
Ce qui est sympa avec Google c’est que leur services s’enrichissent continuellement de petits détails plus ou moins utiles. Ainsi, il est désormais possible de visiter la Lune ou Mars directement depuis Google Maps…
Bien évidemment, ni rues, ni villes et beaucoup moins de détails que sur notre bonne vieille Terre, mais vous aurez accès a des images de notre satellite et de la planète rouge.
Pour y accéder, rien de plus simple :
- Rendez-vous sur Google Maps
- Cliquez sur la petite fenêtre en bas à gauche avec écrit « Earth »
- Dézoomez au maximum pour voir la Terre entière
- Cliquez sur la double flèche en bas à droite
- un menu va s’ouvrir en bas et va vous permettre de choisir entre la Terre, la Lune ou Mars















