En avril 2015, plusieurs internautes repèrent, au sud d’Islamabad (Pakistan), un curieux dessin visible en vue « plan » de Google Maps : le petit robot Android, jambes écartées, urinant allègrement sur le logo d’Apple. Les coordonnées exactes ( 33°30′52.5″N 73°03′33.2″E ) circulent aussitôt sur Twitter, et la capture d’écran devient virale.
Comment une telle « œuvre d’art » a-t-elle pu s’afficher ?
À l’époque, Google proposait encore l’outil Map Maker, qui permettait aux utilisateurs d’ajouter routes, points d’intérêt ou éléments graphiques. Une illustration simple (un dessin verdâtre sur fond de carte) passe visiblement au travers des filets de modération : personne ne se rend compte que la forme est tout sauf innocente.
Le temps que les équipes interviennent, le petit robot moqueur est déjà partout sur les réseaux.
Une disparition (très) rapide
Google réagit en quelques heures : le dessin est retiré, puis Map Maker est temporairement fermé le temps de renforcer la validation des contributions. Depuis, la scène n’est plus visible dans Google Maps, reléguée au rang d’anecdote culte, au même titre que le monstre du Loch Ness caché dans Street View ou le logo Pac-Man jouable un 1ᵉʳ avril.
Malgré tout, cet épisode reste légendaire !
Cette incartade reste malgré tout un épisode légendaire et méconnu du web pour plusieurs raisons :
- Un clin d’œil « guéguerre » Android / Apple : l’image illustrait à sa façon la compétition féroce (et le sens de l’humour parfois douteux) qui anime les fans des deux géants.
- Un rappel des risques du contenu collaboratif : même l’entreprise la plus rodée peut se retrouver prise de court par un détournement.
- Un cas d’école pour Google : la mésaventure a conduit à un durcissement de la modération et à la fermeture définitive de Map Maker un an plus tard.
Plus de dix ans plus tard, il ne reste plus que des captures d’écran et le souvenir amusé d’une petite provocation graphique. Mais si quelqu’un vous parle d’« Android qui fait pipi sur la pomme », vous saurez désormais qu’il ne s’agit pas d’une légende urbaine… simplement d’un Easter egg qui aura survécu quelques heures avant de disparaître de la cartographie officielle.














