Évidemment, je pouvais déjà connaître la température extérieure en regardant une application météo. Ce n’était donc pas vraiment le problème. Ce qui m’intéressait davantage, c’était de savoir combien il faisait réellement devant chez moi mais aussi dans certaines pièces de la maison. Et tant qu’à faire, autant pouvoir surveiller l’humidité ou encore le taux de CO2 sans devoir sortir mon téléphone à chaque fois.
C’est là qu’entre en jeu la station météo SwitchBot que la marque appelle désormais SwitchBot E-Ink Home Dashboard.
Et vous allez voir que ce nom est finalement beaucoup plus logique.
Car si vous imaginez une station météo classique avec sa petite sonde extérieure fournie dans la boîte, oubliez cette idée. Ici, SwitchBot propose plutôt un écran central sur lequel viennent s’afficher les informations récupérées par différents capteurs de la marque.
J’en ai donc profité pour installer plusieurs modules dans la maison et utiliser l’ensemble pendant un peu plus de trois mois.
Voyons ce que ça donne.
Mon setup autour de la station météo SwitchBot
Avant de parler de l’utilisation au quotidien, petit tour de mon installation.
J’ai volontairement réparti plusieurs capteurs à différents endroits pour pouvoir retrouver, sur un même écran, la température extérieure, celle de certaines pièces, l’humidité et le niveau de CO2.
Rien de très compliqué, mais c’est justement ce qui rend l’ensemble pratique au quotidien.


Station météo SwitchBot : le centre de l’installation
Au milieu de tout ça, on trouve donc la Station météo Switchbot, également vendue sous le nom de SwitchBot E-Ink Home Dashboard.
Son rôle est assez simple : récupérer et afficher les informations remontées par les différents capteurs SwitchBot.
Pour ça, elle s’appuie sur un grand écran E-Ink de 7,5 pouces. Et franchement, ce type d’affichage est particulièrement bien adapté à cet usage. Les informations restent visibles en permanence sans avoir besoin de laisser un écran LCD lumineux allumé toute la journée. SwitchBot annonce jusqu’à un an d’autonomie grâce à la batterie intégrée de 5 000 mAh. Et si besoin, il reste possible de la recharger ou de l’alimenter directement en USB-C.







À l’écran, on retrouve notamment la température et l’humidité intérieure et extérieure, les prévisions météo sur cinq jours, la qualité de l’air ou encore les horaires de lever et de coucher du soleil. Mais surtout, la station peut récupérer les informations en provenance d’autres capteurs SwitchBot. Avec plusieurs capteurs dans la maison, c’est là que l’écran devient vraiment utile : vous choisissez simplement les mesures que vous voulez garder sous les yeux en permanence.
Thermo-hygromètre intérieur/extérieur SwitchBot : mon thermomètre extérieur
Pour mesurer la température dehors, j’utilise le Thermo-hygromètre intérieur/extérieur SwitchBot.
Il mesure simplement la température et l’humidité et, contrairement aux autres capteurs de mon installation, il ne possède aucun écran. Tout passe donc par l’application SwitchBot ou par le Dashboard. Son vrai intérêt, c’est surtout qu’il peut rester dehors. Son boîtier est certifié IP65, il résiste donc à la poussière et aux projections d’eau.
Il faut simplement éviter de le placer en plein soleil, sinon vous risquez évidemment d’obtenir des températures fantaisistes. Le capteur est très petit et SwitchBot fournit une dragonne qui permet de l’accrocher assez facilement. Chez moi, il sert tout simplement de thermomètre extérieur. Les relevés remontent ensuite dans l’application et directement sur l’écran principal.




SwitchBot Meter Plus : pour la chambre
Dans la chambre, j’ai installé le thermomètre et hygromètre de la gamme, le SwitchBot Meter Plus.
Comme le modèle extérieur, il mesure la température et l’humidité. Mais cette fois, on a un écran de 3 pouces directement sur le capteur. Et mine de rien, c’est pratique : pas besoin de sortir son téléphone ou d’aller regarder le Dashboard pour savoir combien il fait dans la pièce.
SwitchBot annonce une précision de ±0,2 °C pour la température et de ±2 % pour l’humidité relative, avec quatre mises à jour par seconde.






Chez moi, il a donc terminé dans la chambre, mais on pourrait tout aussi bien l’installer dans un bureau, une cave ou une autre pièce que l’on souhaite surveiller.
Le Meter Plus conserve également jusqu’à 68 jours de données localement. L’application permet ensuite de consulter un historique plus long et même d’exporter les mesures au format CSV si vous avez envie d’aller plus loin.
SwitchBot Meter Pro Moniteur de CO2 : le plus intéressant du lot
Le SwitchBot Meter Pro Moniteur de CO2 est probablement le capteur que je trouve le plus original dans mon installation.
En plus de la température et de l’humidité, il mesure la concentration en CO2. Et c’est surtout pour ça que je l’utilise.
Quand le niveau commence à grimper dans une pièce, on comprend vite qu’il est temps d’ouvrir les fenêtres. C’est typiquement le genre d’information que l’on ne pense pas forcément à surveiller… jusqu’au jour où on commence à l’avoir sous les yeux.
L’écran affiche également la température, l’humidité, l’heure et un indicateur de confort.
Pour le CO2, le capteur couvre une plage allant de 400 à 9 999 ppm. Par défaut, SwitchBot considère qu’un niveau entre 400 et 1 000 ppm est bon, qu’il devient moyen entre 1 000 et 1 400 ppm et mauvais au-delà de 1 400 ppm.
Le Meter Pro fonctionne avec deux piles AA ou peut être alimenté en USB-C. Et ce choix a son importance : sur piles, la mesure du CO2 est effectuée par défaut toutes les 30 minutes. Une fois branché en USB-C, le capteur passe automatiquement à une mesure par minute.




SwitchBot Hub Mini : le relais de la maison
Et enfin, pour termine, j’utilise aussi un SwitchBot Hub Mini.
Ce petit boîtier sert principalement de passerelle entre les appareils SwitchBot qui communiquent en Bluetooth et votre réseau Wi-Fi.
Il permet notamment de rendre certains appareils accessibles à distance depuis l’application, mais aussi de créer des automatisations entre plusieurs équipements.
Le Hub Mini fonctionne en Wi-Fi 2,4 GHz et peut également servir de télécommande infrarouge pour certains appareils comme un téléviseur ou un climatiseur.



Chez moi, il sert surtout de relais lorsque les capteurs commencent à être un peu trop éloignés les uns des autres et me permette de consulter les données même quand je ne suis pas chez moi.
Tant que les capteurs restent à portée Bluetooth, le Dashboard se débrouille tout seul. S’ils sont trop éloignés, le Hub prend le relais.
Installation de la station météo SwitchBot
Bonne nouvelle : l’installation de la station météo SwitchBot n’a rien de compliqué.
Comme souvent chez SwitchBot, tout passe par l’application de la marque.
Il suffit d’ajouter le E-Ink Home Dashboard puis de suivre les différentes étapes affichées à l’écran. La station doit notamment être reliée à votre réseau Wi-Fi 2,4 GHz.

Les autres capteurs s’ajoutent ensuite de la même façon.
Petit conseil : prenez quelques secondes pour les ranger dans des « pièces » dès le départ. « Chambre », « Extérieur » ou « Bureau » sont quand même beaucoup plus pratiques que trois appareils en vrac appelés « Meter Plus 48 » quand on commence à en accumuler plusieurs.
Une fois les appareils ajoutés, il ne reste plus qu’à choisir les informations que vous souhaitez afficher sur la station.
Le Dashboard peut afficher jusqu’à trois sources différentes de température et d’humidité.
De mon côté, je n’affiche que les mesures que je regarde vraiment. Le but n’est pas de transformer l’écran en tableau de bord d’avion, mais de pouvoir récupérer l’information utile en deux secondes.

Il faut également faire un minimum attention à l’emplacement des capteurs.
À l’extérieur, évitez évidemment le plein soleil. À l’intérieur, placer un thermomètre juste au-dessus d’un radiateur ou à côté d’une fenêtre ouverte n’a pas beaucoup de sens non plus.
La station elle-même est plus facile à placer. Grâce à sa batterie intégrée et son autonomie d’un an, elle n’a pas besoin d’être installée à côté d’une prise électrique. Vous pouvez donc la poser exactement là où vous avez envie de la consulter. Et ça, c’est plutôt agréable.
Utilisation : une station météo que l’on consulte vraiment
Une fois tout configuré, on se rend vite compte du principal avantage de cette installation : il n’y a quasiment plus rien à faire. Et c’est exactement ce que j’attends de ce genre de produit. Je n’ai pas spécialement envie d’ouvrir une application sur mon téléphone juste pour savoir combien il fait dehors ou dans la chambre.
Là, je regarde l’écran. Et c’est tout. Le grand affichage E-Ink de 7,5 pouces permet de montrer pas mal d’informations sans devenir illisible. Température extérieure, humidité, données de plusieurs pièces, prévisions météo… tout est visible sans naviguer dans des menus.
Et maintenant, quand les enfants me demandent s’il va faire chaud aujourd’hui, je les diriges vers la station météo !
Un écran E-Ink parfaitement adapté
L’écran E-Ink est clairement l’un des gros points forts du produit. La lecture est excellente. Les informations restent bien visibles et le contraste suffit largement pour consulter la station à quelques mètres.
Autre avantage : vous n’avez pas un écran lumineux supplémentaire allumé en permanence dans le salon ou dans une chambre.

Évidemment, l’E-Ink apporte aussi ses petites contraintes.
L’écran est assez lent à réagir lorsqu’il doit changer de contenu ou rafraîchir complètement l’affichage. Mais si vous avez déjà utilisé une liseuse, vous savez à peu près à quoi vous attendre. Et pour une station météo, ce n’est vraiment pas gênant. Vous n’avez pas besoin d’un affichage à 120 Hz pour savoir qu’il fait 24,8 °C dans votre salon.
Le seul point qui m’a un peu moins convaincu concerne le rétroéclairage. Il s’active en appuyant sur un bouton et permet de consulter l’écran lorsqu’il fait sombre. Ça fonctionne. En revanche, le rendu fait un peu cheap par rapport au reste de l’appareil. L’éclairage n’est pas franchement élégant et casse un peu l’effet très propre de l’écran E-Ink.

Rien de dramatique, mais c’est un détail que j’ai remarqué assez vite.
Une autonomie vraiment très bonne
L’autre gros avantage de l’E-Ink, c’est évidemment sa consommation.
SwitchBot annonce jusqu’à un an d’autonomie pour le Dashboard avec sa batterie de 5 000 mAh. Je n’ai pas encore assez de recul pour vérifier cette promesse jusqu’au bout. En revanche, après trois mois d’utilisation, je n’ai encore eu besoin de recharger ni la station ni les différents capteurs de mon installation.
Et franchement, c’est exactement ce que j’attends de ce type d’appareil : je l’installe et ensuite je l’oublie. Pas de recharge toutes les semaines, pas de câble qui reste branché en permanence à côté du Dashboard. Les capteurs font leur boulot dans leur coin et je consulte simplement les données quand j’en ai besoin.
Tout regrouper au même endroit
Et finalement, c’est surtout pour ça que j’aime bien ce Dashboard : tout est au même endroit. Pris séparément, les capteurs SwitchBot fonctionnent déjà très bien. Le Meter Plus possède son propre écran. Le Meter Pro aussi. Le capteur extérieur envoie ses relevés dans l’application.
Mais dès qu’on commence à en avoir plusieurs, afficher les principales informations sur un seul écran devient beaucoup plus pratique. Chez moi, je peux voir en quelques secondes la température extérieure, ce qui se passe dans la chambre et les autres mesures qui m’intéressent sans faire le tour de la maison.
Et surtout sans sortir mon smartphone.

Ça paraît assez anodin, mais c’est probablement ce qui fait que je regarde réellement ces informations. Une donnée affichée en permanence sur un écran posé dans une pièce sera toujours plus facile à consulter qu’une valeur planquée au fond d’une application.
Plus qu’une simple station météo
SwitchBot ne limite d’ailleurs pas son appareil aux seules informations météo. Le Dashboard peut afficher différentes vues et certaines parties de l’écran peuvent être personnalisées. On est donc davantage face à un petit écran d’informations pour la maison.
Personnellement, je continue surtout à l’utiliser pour la température (notamment extérieure au moment de choisir mes vêtements du jour), l’humidité et la qualité de l’air. C’est là que je lui trouve le plus d’intérêt. Et c’est aussi pour ça que le produit devient nettement plus intéressant lorsque vous possédez déjà plusieurs capteurs SwitchBot.
Acheter uniquement le Dashboard sans rien avoir à lui faire afficher limite forcément beaucoup son intérêt.



Une page personnalisée pour les plus bidouilleurs
SwitchBot propose aussi une fonction un peu plus avancée : la possibilité d’envoyer du contenu personnalisé sur le Dashboard via son API.
Après avoir activé les options développeur dans l’application, il est possible d’afficher du texte provenant d’un script ou d’un service externe. On peut donc imaginer afficher des rappels, des données domotiques ou d’autres informations qui ne viennent pas directement des capteurs SwitchBot.
La fonction reste assez limitée avec environ 300 octets de texte et ne permet pas de construire une interface complexe, mais elle ouvre tout de même quelques possibilités intéressantes pour ceux qui aiment personnaliser leur installation.
Ce n’est clairement pas indispensable, mais c’est un petit bonus qui confirme que le produit peut aller un peu plus loin qu’une simple station météo.
Combien coûte mon installation SwitchBot ?

Pour vous donner une idée du budget nécessaire, voici le prix des différents appareils utilisés dans mon installation au moment où j’écris ces lignes.
| Appareil | Prix |
|---|---|
| Station météo SwitchBot | 109,99 € |
| Thermo-hygromètre intérieur/extérieur SwitchBot | 19,99 € |
| SwitchBot Meter Plus | 21,99 € |
| SwitchBot Meter Pro (moniteur de CO2) | 69,99 € |
| SwitchBot Hub Mini | 35,00 € |
| Total de l’installation | 256,96 € |
On arrive donc à un peu moins de 257 € pour l’ensemble de mon installation si tous les appareils sont achetés séparément et hors éventuelles promotions.
Évidemment, vous n’avez pas besoin de tout acheter pour profiter de la station. Un E-Ink Home Dashboard accompagné d’un simple capteur extérieur revient par exemple à 129,98 €. Le reste peut ensuite être ajouté progressivement selon les pièces ou les informations que vous souhaitez surveiller.
Et finalement, qu’est ce qu’elle vaut cette Station météo Switchbot
Si vous cherchez simplement une petite station météo avec une sonde extérieure, il existe probablement des solutions beaucoup plus simples. En revanche, si vous avez déjà plusieurs capteurs SwitchBot (ou si vous voulez suivre plusieurs pièces de la maison) le Dashboard devient beaucoup plus pertinent.
Points forts
- Excellent écran E-Ink de 7,5 pouces
- Très bonne lisibilité
- Excellente autonomie après trois mois d’utilisation
- Possibilité de regrouper plusieurs capteurs sur un seul écran
- Batterie intégrée
- Installation simple
- Aucun câble nécessaire en permanence
- Écosystème SwitchBot très complet
- Nombreux capteurs disponibles
- Consultation immédiate des informations sans smartphone
Points faibles
- L’écran E-Ink est un peu lent à réagir
- Le rétroéclairage donne un rendu assez cheap
- Intérêt plus limité sans autres capteurs SwitchBot
- Le coût de l’installation peut vite grimper avec plusieurs modules
- Certaines fonctions demandent toujours de passer par l’application
Après trois mois avec cette station météo SwitchBot, je la vois finalement beaucoup moins comme une station météo que comme un écran central pour tous mes petits capteurs.
C’est là qu’elle devient vraiment intéressante.
Je regarde beaucoup plus facilement la température extérieure, les conditions dans la chambre ou le niveau de CO2 simplement parce que toutes ces informations restent visibles sans avoir besoin de sortir mon téléphone. L’écran E-Ink convient parfaitement à cet usage : il est lisible, discret et consomme très peu. Après trois mois, je n’ai toujours eu besoin de recharger aucun appareil. Il faut simplement accepter la lenteur (relative) de l’E-Ink, un rétroéclairage assez moyen et un coût qui peut commencer à grimper si vous construisez tout l’écosystème autour.
Mais si vous possédez déjà plusieurs produits SwitchBot, le Dashboard prend vraiment tout son sens. Il donne surtout une vraie utilité quotidienne à toutes ces données que l’on aurait sinon tendance à oublier dans l’application.















